dimanche 3 août 2008
Plan-séquence
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El Desdichado
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dimanche 27 juillet 2008
Oh ! La belle verte !
"Mince alors" me direz-vous. "Alors vous autres, Français du Japon, avez loupé les feux d'artifices du 14 juillet ?"
Ha ha ha. Que nenni, pauvres gens. Parce qu'en été, au Japon, ont lieu un peu partout des Hanabi. Hanabi, en japonais, s'écrit 花火, le premier caractère voulant dire "fleur" et le deuxième "feu". C'est joli, non ? Bref, au Japon, pas besoin de prétexte aussi trivial qu'une fête nationale pour tirer des feux d'artifice, il suffit qu'on soit en été. Et devinez-quoi, c'est le cas.
Nous nous sommes donc rendus au port de Yokohama (remember un des premiers posts de ce blog) d'où était tiré un gros feu d'artifice. Signalons que les Hanabi au Japon, ça attire du monde. Le premier feu était tiré vers 19h30, mais nous étions sur place dès 13h30 environ, pour avoir les meilleures places.
C'était tout un bordel, parce que la plate-forme du port qui était la mieux placée pour observer le feu d'artifice ne pouvait accueillir qu'un nombre limité de personnes (3500 si j'ai bien compris), donc on nous a d'abord fait patienter dans une grande salle, pour enfin, vers 16h30, nous donner les billets nous donnant accès à la passerelle.
Bref, il faut être patient, et amener jeux de cartes, bouquins, lecteur mp3... Personnellement, le temps ne m'a pas paru long, parce qu'après une semaine épuisante (y compris le samedi où je suis resté bosser jusqu'à 21h30), la perspective de passer mon dimanche à ne rien faire qu'être assis au soleil avec des potes me réjouissait.
Le feu d'artifice en lui-même écrase complètement la concurrence française. Il a duré précisément 1h15, d'accord il n'y avait pas de musique, mais le feu se suffisait largement à lui tout seul. Apparemment, le feu était sponsorisé par diverses entreprises japonaises, chacune ayant un tronçon de 5 ou 10 minutes. Évidemment, chacune essaie d'impressionner davantage que les concurrents, donc ça pète pas mal, avec des figures que je n'avais encore jamais vues, comme des feux d'artifice dessinant des têtes de chat et de Doraemon (c'est lui) dans le ciel.
Évidemment, tout ça est dans la galerie photo. Étrangement, mon appareil est très mauvais pour prendre des photos de nuit, mais il se débrouille très très bien pour les vidéos, qui sont moins ridicules que ce que je pensais (ça tombe bien, j'en ai pris plein). Il faut juste imaginer ça avec des bruits d'explosion tellement puissants qu'ils font trembler le sol...
Bon, maintenant parlons un peu cinéma. Je me suis assez souvent plaint de la sortie extrêmement tardive des films américains ou européens sur le sol nippon. L'heure est venue de passer aux avantages : la sortie des films japonais avant le reste du monde. Et des fois, les films japonais, ils sont vachement bien. Par exemple, l'un de mes réalisateurs préférés est Hayao Miyazaki (probablement l'un des seuls réalisateurs dont j'ai vu tous les films, avec Tim Burton et Steven Spielberg), le monsieur qui a fait Mon Voisin Totoro, le Voyage de Chihiro, et Princesse Mononoke, pour citer les plus connus et en vous faisant grâce du titre japonais.
Bref, le monsieur vient de sortir un film, qui risque fort d'être son dernier, et dont le titre est littéralement : Ponyo du haut de la falaise. C'est un film très orienté enfant, une sorte de remake de La Petite Sirène à la sauce Miyazaki. C'est mignon comme tout, avec des tas de scènes pleines de grâce et de poésie, mais c'est quand même moins génial et intense que Chihiro par exemple. Mais je suis content, j'ai compris quasiment tous les dialogues sans intérêt, seuls les principaux enjeux de l'histoire m'ont échappé...
A noter que la musique est toujours de Joe Hisaishi, qui a pour l'occasion composé la chanson de Ponyo qui vous pirate le cerveau. Un conseil : ne cliquez pas, sinon vous l'avez dans la tête pour au moins trois jours.
Pour ceux qui aiment les bandes originales, voici deux musiques sympa de la soundtrack de Ponyo. Ami lecteur, sauras-tu retrouver le morceau classique parodié par Joe Hisaishi dans cette musique (sachant que cela correspond au moment où Ponyo "chevauche" un tsunami dans le film). Et un autre morceau tout mignon.
Et pour finir, et justifier le titre du billet, la comédie musicale Wicked est épatante. Je n'ai pas trop mal compris en plus (connaître l'histoire avant aide beaucoup). Mais je reste très impressionné par les types qui arrivent à pondre des mise en scène pareilles avec grosses machineries, décors qui changent tout le temps, pas de temps mort etc.
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El Desdichado
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mercredi 9 juillet 2008
Recherche top-secrète
Vous croyez d'ailleurs que ce n'est que pour attirer le chaland, hein ? Détrompez-vous ! Ça n'est absolument pas mensonger. Je vais réellement vous révéler quelques informations top secrètes. Si vous voulez avoir la paix sans que des messieurs à lunettes noires viennent sonner à votre porte, ne lisez pas la suite.
Vous n'êtes pas sans savoir que le Japon est un pays un peu retardé, qui n'est même pas encore passé à l'euro. À la place, ces gens utilisent des "yen". Oui, oui. Ils ont des pièces de 1, 5, 10, 50, 100 et 500 yens. Et des billets de 1000, 2000 (très rares), 5000 et 10 000 yens. Nous nous arrêterons aujourd'hui sur la pièce de 500 yens, d'une valeur d'environ 3 euros. Pas de la petite monnaie, quoi.
Elle ressemble à ça :
Tout est parti d'une rumeur. En fait mon colloc Antoine m'a répété qu'il avait entendu dire qu'il y aurait le mot NIPPON écrit en caractères minuscules sur les pièces de 500 yens. Tellement petits que ce serait invisible à l'oeil nu. Nous avons retourné une pièce de 500 yens sous toutes les coutures, en l'observant avec une loupe... rien. Les sites "officiels" ne font aucunement mention de ces caractères. Ils parlent bien de mesures contre les faux-monnayeurs, comme les 500円 écrits verticalement à l'intérieur des zéros, visibles uniquement sous un certain angle. Mais de micro-caractères, point.
Jusqu'à ce que je tombe sur ce site. Qui non seulement confirme l'existence des caractères, mais nous dit où chercher ! Voilà qui aide bien.
180 µm ! C'est minuscule. Pas étonnant qu'on ne les voie pas à la loupe. Par contre, c'est à peu près le diamètre des fibres optiques que je fabrique. Autrement dit, j'ai dans mon labo le matériel qui devrait me permettre de les observer. Cet après-midi, au lieu de faire de la vraie recherche, j'ai donc passé mon temps à chercher des micro-caractères gravés sur une pièce de 500 yens, à l'aide d'une caméra super grossissante. Résultat des investigations :
Donnez-moi un N !
Donnez-moi un I !
Donnez-moi un P !
Donnez-moi un autre P !
Donnez-moi un O !
Tremblez, braves gens.
(Le but secondaire de ce post était de vous montrer comment j'ai du matos de malade au labo).
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El Desdichado
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dimanche 22 juin 2008
23 ans de connerie...
Excusez-moi, mais j'avais envie de rendre hommage à cette immense réplique du cinéma français, qui peut quand même, parfois, être de qualité contrairement à ce que d'aucuns prétendent.
En ce beau jour du 22 juin (en fait il fait terriblement moche, mais je dis "beau" pour le style), jour peu commun s'il en est puisque j'ai 23 ans désormais et que je décide enfin de mettre à jour mon blog après 3 mois de silence... Et oui. Trois mois. J'ai tellement honte. Même les djeunz avec leurs Skyblogs font mieux.
Bon, cela dit, je n'ai pas absolument rien fait non plus. Les plus attentifs des visiteurs auront pu remarquer de régulières mises à jour de la galerie photo, et même avec des commentaires. Vous êtes gâtés, après tout. (Non ? non bon d'accord.) Avec en particulier de superbes photos de deux non moins superbes parcs d'attraction japonais, à savoir Disney Sea et Fuji Q Highlands.
Le premier est grand et très beau parc, avec des décors de folie, énormément de monde, environ cent fois plus de restaurants et boutiques que d'attractions (et je ne dois pas exagérer le ratio de beaucoup), et les attractions en question ne sont d'ailleurs pas folichonnes, mais bon. On y était pour fêter les 150 ans de la Keio University, on ne va pas chipoter non plus.
Le deuxième parc, le Fuji Q Highlands, n'a pas la même vocation que Disney Sea. Peu voire pas de décor, juste des montagnes russes et autres attractions de malade dont l'ambition clairement affichée est de faire vomir le plus possible de visiteurs. Je kiffe. Il n'y avait pas trop de monde, mais le débit des attractions étant très lent, le temps d'attente est quand même assez conséquent. Nous avons quand même eu le temps de faire quatre attractions (dont une deux fois), dont voici un bref descriptif et des liens vers des vidéos Youtube pour se donner une idée :
- Le Fujiyama est une montagne russe des plus classiques, à ceci près qu'elle est très longue et très haute, et à côté même le Silver Star d'Europapark (pour ceux qui connaissent et je sais qu'il y en a) passe pour le manège enchanté.
- Le Dodompa est une montagne russe simplissime dans sa trajectoire (en gros, une montée, une descente, et c'est fini). L'intérêt du truc réside dans le fait que c'est une montagne russe propulsée (et non pas tractée sur une montée). Donc ça commence par une accélération de malaaaade (genre on passe de 0 à 170km/h en 1.5 sec, je ne souviens plus des chiffres exact). C'est court mais ça cloue au siège.
- Le Eejanaika est une des deux seules montagnes russes 4D du monde, c'est à dire qu'en plus de la trajectoire "normale" de la montagne russe (qui se permet déjà des loopings, ce genre de chose), les sièges peuvent également effectuer une rotation sur eux-mêmes. Résultat on ne comprend rien à ce qui se passe, mais nom de nom c'est violent ! Et avec les pieds dans le vide, sinon c'est pas drôle.
- Ça c'était les attractions phare du parc, et pour compléter on a juste fait "le Grand Splash", qui n'offre strictement aucune sensation, mais qui mouille. Beaucoup. Bôôôôcoup.
Voilà. And now for something completely different, parlons un peu football. Il paraît qu'en ce moment, c'est l'Euro 2008 de football. Pour cause de décalage horaire peu conciliant, il m'a été difficile de suivre les exploits de l'équipe de France, mais j'ai quand même grâce à une exceptionnelle force de volonté réussi à me lever à 3h45 du matin pour regarder leurs matchs, avec le résultat que l'on sait.
Pour me consoler, j'ai été voir le match Keio contre Waseda, qui lui passait à une heure décente. C'est exactement comme le match de base-ball décrit au mois d'octobre (si je ne m'abuse), mais sauf que les joueurs jouent au foot (au soccer pardon, enfin au sakkaa), ce qui fait que je comprends les règles. J'arrive même à voir les hors-jeux maintenant, je progresse. C'était d'ailleurs bien fun, et Keio, après une entame brillante qui les a fait mener au score par 2-0 au bout de vingt minutes, est parti dans une débacle digne de l'équipe de France. A la fin du match ils avaient perdu par 4-2, malgré un nombre d'occasions impressionnant sans toutefois jamais trouver le chemin des filets (j'adore parler comme un journaliste de l'Equipe, des fois).
Et sinon, donc, hier c'était mon anniversaire. Une très très bonne soirée, internationale, avec 19 personnes dans un izakaya, suivi d'un karaoke comme il se doit. Ce qui fait du monde. Mais ça c'est parce que je suis populaire (Populaaar, I'm gonna make you populaaaaar...). Et oui, si je chante "Popular" de Wicked, ça n'est pas gratuit : c'est parce que mes amis, qui connaissent bien mes goûts déviants, m'ont offert une place pour aller voir cette comédie musicale le 25 juillet. Ça s'annonce très très chouette.
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El Desdichado
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dimanche 23 mars 2008
Quand je serai grand...
... J'habiterai dans une grande maison, et elle aura un jardin japonais.
C'est à peu près ce que j'ai retenu de ce voyage à Kyoto et Nara. Certes, les temples sont beaux aussi. Le problème c'est que je ne connais vraiment rien à aux religions bouddhiques et shintô, et quant à l'histoire nippone ce n'est pas beaucoup mieux. Je sais c'est mal, je vais essayer de me documenter un peu quand même.
Mais donc voilà, il est parfois difficile d'apprécier les temples à leur juste valeur sans quelques connaissances préalables. Mais ça reste magnifique, hein, bien sûr. Le problème, à la limite, c'est même que c'est "trop" beau, ou trop bien rénové, ce qui fait que certains temples, mêmes cinq fois centenaires, ont l'air d'avoir été construits il y a cinquante ans. Du coup, on se sent un peu moins écrasés par le poids de l'histoire qu'on le devrait. Les ruines grecques, par exemple, ah c'est sûr c'est moins beau, mais ça a quelque chose d'émouvant quand même...
Les jardins, par contre, ah là là. Parce que tout temple qui se respecte possède son jardin, plus ou moins grand selon l'importance du temple. Et là, attention, c'est du grand art.
Les jardins japonais sont vraiment les plus beaux au monde. C'est un bordel extrêmement pensé et organisé, on pourrait se pâmer d'admiration pendant des heures devant le moindre mètre carré tellement le sentiment de plénitude et de "zénitude" qui se dégage est intense. On n'a pas envie de toucher au moindre brin d'herbe. Evidemment, il est très difficile de rendre justice à la splendeur de ces jardins en photo, mais bon j'ai tenté le coup quand même...
Sinon pour résumer ce voyage :
Je suis donc parti de Shinjuku pour voyager jusqu'à Kyoto en bus de nuit. Je me suis d'ailleurs fait une grosse frayeur en oubliant mon sac dans le train qui me menait à Shinjuku, mais j'ai finalement réussi à le récupérer à temps. Bref rassurez-vous, je n'ai pas changé, je suis toujours aussi tête en l'air.
Le voyage en bus de nuit, je pense que je ne suis pas près de recommencer, parce que je n'arrive décidément pas à dormir dans un bus, et donc la première journée à Kyôto avec une quasi nuit blanche derrière soi fait assez mal.
Le premier jour, j'ai donc visité quelques temples et châteaux en compagnie de Julien et sa petite famille (pour qui c'était le dernier jour). Pas grand chose à signaler si ce n'est un temps extrêmement bizarre. Il a neigé trois fois dans la journée, et le reste du temps il y avait un beau ciel bleu. Moi qui pensait que seul le climat breton était capable de nous réserver des trucs pareils... Enfin bon, de manière générale, il a fait assez froid.
Deuxième jour : je suis allé à Nara, ville qui ne se trouve pas très loin de Tokyo et qui est également une ancienne capitale du Japon (la plus ancienne). Aujourd'hui, elle est surtout célèbre pour ses temples et ses daims (shika). Nara est dotée d'un immense parc abritant des centaines de daims, qui se baladent en toute liberté, et qui n'ont pas vraiment peur des touristes, bien au contraire.
J'ai donc visité Nara seul, ce qui ne me pose pas de problème, mais à un moment j'ai trouvé dommage de ne pas avoir de photo de moi avec les daims, j'ai donc demandé à une gentille vendeuse de shika-sembei (biscuits pour daims) de bien vouloir me prendre en photo pendant que je les nourrissais. Manque de chance, je suis tombé sur la vendeuse la plus empotée du Japon, incapable de se servir proprement d'un appareil photo, et elle les a toutes loupées. (Bon en fait, c'était en grande partie ma faute puisque j'avais désactivé le flash pour une photo précédente, et que j'avais oublié de le réactiver).
Plus tard, je me suis fait aborder par un Japonais qui voulait manifestement discuter un peu, mais déjà que j'ai du mal à comprendre le japonais en temps normal, avec un affreux accent du Kansai c'est tout simplement pas possible. Mais il était très gentil quand même, il voulait me ramener jusqu'à la gare parce que sa voiture était garée pas loin, ce à quoi j'ai répondu que c'était très sympa mais je préfère la marche à pied (ce qui est vrai).
Mais ça ne s'est pas arrêté là, puisque bien plus tard c'est un autre Japonais qui m'a abordé. Il s'appelait Yoshio, était retraité et parlait très bien anglais, ce qui a permis des conversations autrement plus développées. Il avait manifestement beaucoup voyagé, et semblait mieux connaître l'Europe que moi, ce qui est toujours un peu humiliant... Mais c'était vraiment génial de l'avoir rencontré, il m'a fait visiter pleins de choses dans sa ville que je n'aurais jamais été voir sinon, m'a expliqué quelques traits de la culture japonaise, et avant de rentrer chez lui (sa femme l'attendait pour dîner) m'a payé un café et une part de gâteau dans le centre de Nara...
Autant dire que je suis resté assez épaté par l'ouverture et l'amabilité des gens du Kansai. C'est complètement l'opposé de Tôkyô où chacun met un point d'honneur à ignorer les autres le plus possible, on dirait. Ce qui démontre une fois de plus la supériorité de la province sur la capitale, s'il en était besoin (excusez-moi, mais il y a longtemps que je n'avais pas fait d'anti-parisianisme primaire).
Et je suis resté à Nara jusqu'à la tombée de la nuit, pour assister à la cérémonie du Mizutori qui a lieu à cette époque de l'année. En gros, les prêtres allument des torches géantes et balancent des cendres sur la foule. Celui qui est touché par les cendres est censé être chanceux pour toute une année. Toutes mes photos de cet évènement sont bien entendu ratées, puisque photographier une torche en mouvement, de nuit, n'est pas évident du tout. Fort heureusement, des gens mieux équipés ont filmé ça et ont mis la vidéo en ligne sur Youtube, ça permet d'avoir une idée.
Le troisième jour, retour à Kyôto, pour la visite d'autres temples. Il y en a tellement que trois jours sont loin d'être suffisants. J'espère bien y retourner (l'an prochain ?), au moins une semaine, pour accorder à Kyôto le temps qu'elle mérite, et voir d'autres choses du Kansai, en particulier Ôsaka par exemple...
Voilà, n'oubliez pas d'aller voir la galerie, et je suis encore une fois désolé pour la mise à jour qui a un peu tardé, mais mine de rien c'est du boulot de sélectionner et commenter des photos quand on en a pris environ 400...
J'ajoute également un album "Tôkyô vue du ciel", une série de photos prises depuis le 45ème étage du Metropolitan Government Office, à Shinjuku. L'occasion d'admirer un coucher de soleil sur la capitale...
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El Desdichado
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dimanche 2 mars 2008
観光 (Kankô)
Kankô, en japonais, ça veut dire "tourisme". Puisque c'est les vacances, j'en profite pour me promener un peu et faire ce que je n'avais jamais pris le temps de faire jusqu'à maintenant.
Mais tout d'abord, un aperçu d'une belle bizarrerie que la météo nipponne nous a réservée ces jours-ci. Vous vous souvenez de la vue de mon appart', qui ressemble à ça ?
Hé bien, l'autre jour, alors que je revenais à pied de la gare, j'ai été surpris par le vent très fort qui soufflait sur Hiyoshi. Jusque là, c'est assez normal. Un typhon qui se prépare, me disais-je. Sauf que là, au lieu de l'humidité habituelle que l'on ressent lors de ce genre de temps, je sentais de la poussière qui me piquait les yeux et me faisait tousser. Une fois rentré dans mon appart', à la place de la vue habituelle, je voyais ça :
Les immeubles de Motosumiyoshi étaient totalement dissimulés dans un épais nuage de poussière rouge. Le vent soufflait très violemment, ça a duré quelques heures puis ça s'est terminé, mais c'était quand même plutôt impressionnant.
Sinon côté tourisme, j'en ai essentiellement fait de longues marches dans Tokyo, parce que c'est une ville dont on n'a jamais fait le tour, et c'est toujours plus agréable de la parcourir à pied plutôt qu'en train. J'ai évidemment mitraillé tout ça et le résultat est un album photo que vous pourrez trouver ici.
Et samedi, je suis sorti de Tokyo pour aller dans la région des 5 Lacs avec Julien et sa petite famille. En fait, cette région est tout proche du mont Fuji et est censée offrir une vue imprenable sur ce monument national. On a eu un peu peur au début, car le ciel était assez nuageux du côté du Mont, mais fort heureusement ça a fini par se dégager. Résultat là.
A noter que j'espère retourner dans cette région des 5 lacs très bientôt, avec les autres, car on y trouve le Fuji Q Hihlands, soit LE parc d'attractions à sensations fortes du Japon. Ici, pas de décors grandiose à la Disneyland (il y a le Mont Fuji, c'est bien suffisant), juste des tas de manèges qui vous retournent les tripes (la plus haute accélération du monde, je crois).
Enfin, pour achever ces vacances, je vais partir mardi soir pour Kyôto et revenir samedi matin. L'hôtel est réservé et l'aller-retour aussi, il ne me reste plus qu'à planifier les visites, à vider la carte mémoire de l'appareil et à recharger la batterie. J'espère pouvoir vous raconter ça très bientôt...
(Au fait, c'est super dur d'expliquer en japonais à la dame de la gare qu'on veut partir le 4 mars au soir pour arriver le 5 au matin. J'avais oublié que les jours en japonais avaient des prononciations irrégulières...)
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El Desdichado
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dimanche 17 février 2008
春休み (Haru-yasumi)
Et voilà ! Les Haru-yasumi, les vacances de printemps, donc, ont enfin commencé ! Enfin, pas vraiment. Officiellement, je ne suis pas encore en vacances, j’ai réussi à mendier 15 jours à mon prof et ce sera la dernière semaine de février et la première de mars. Donc même maintenant, je continue à aller au labo, mais pas plus d’un jour sur deux, et avec beaucoup moins de zèle qu’avant. De toute façon, les quatrième années ont déjà passé leur soutenance, les master students se concentrent plutôt sur la recherche d’emploi, donc le labo est bien plus vide qu’autrefois, comme pourront en attester les photos de la galerie.
Sinon, quoi de neuf ? Hé bien après une fin d’année scolaire assez épuisante pour cause d’examens et de rapports en tout genre à rédiger en quatrième vitesse, ce qui est toujours pénible, j’ai enfin un peu de temps pour me reposer et ne rien faire. Je m’occupe en photographiant la neige (qui ces derniers temps est tombée sur Tokyo plus que de raison), en allant au cinéma (j’y reviendrai), et en donnant des cours de maths à des lycéens du lycée franco-japonais. C’est rigolo, d’ailleurs, tous les expatriés ont l’air de vouloir des cours particuliers pour leurs enfants, et comme les étudiants français ne courent pas les rues, les élèves respectifs de mes collègues et moi-même sont souvent dans la même classe…
Le cinéma
Un petit mot sur les différences entre le cinéma en France et au Japon. Je vais beaucoup moins au cinéma au Japon, parce que déjà c’est plus cher. 1500 yens le tarif étudiant, soit entre 9 et 10 euros, cela dépend des fluctuations du taux. Donc ça fait un peu mal quand même. Ensuite, les films au Japon sortent en général très tard, longtemps après le reste du monde. Ainsi, nous n’avons toujours pas, ici, The Golden Compass, No Country for Old Men, Cloverfield et autres trucs que j’aimerais bien voir. D’ailleurs, ce petit film assez attendu sortira partout dans le monde le 21 ou 22 mai, sauf au Japon où ce sera le 21 juin. Heureusement, Sweeney Todd est sorti dans des délais très raisonnables, et même avant
Ce retard des grosses productions étrangères permet de favoriser la production locale. Je suis donc allé avec Rémi voir L Change The World (prononcer Eru chanji za warudo), la suite de l’adaptation cinématographique de Death Note, lui-même manga à succès, puis anime puis jeux video (vous suivez ?). Bref, une belle opération commerciale, ce qui donne un film parfaitement dispensable, avec un scénario timbre poste (alors que c’est ce qui faisait l’intérêt de Death Note), des scènes d’action sympas mais pas révolutionnaires, un jeu d’acteur ben… nippon, quoi (mais j’ai fini par m’y habituer). Le principal intérêt du film étant de tester mes compétences linguistiques pour voir si je suis capable de suivre un film en japonais. Réponse : pas si mal, mais après la première demi-heure j’ai quand même un peu mal au crâne et mon attention fléchit. Et puis, quand ça commence à parler d’armes bactériologiques et de mutation du virus, j’avoue être largué.
L : Change The World
Bref, le cinéma, ça ne semble pas être LA distraction numéro 1 à Tokyo. Le nombre de salles par rapport au nombre d'habitants me semble être très faible comparé à la France. C'est pourquoi, quand on va au cinéma le dimanche, on a intérêt à y être longtemps en avance, car c'est évidemment le jour que choisissent tous les Tokyoïtes également. Et il arrive (vécu pour L change The World) qu'en arrivant 30 minutes avant le début d'une séance, non seulement celle-ci soit déjà complète, mais la suivante aussi...
Kyattsu
A Tokyo, le cinéma c’est cher, mais par contre les comédies musicales ont un prix ridicule si on compare à Broadway, Londres, ou même Stuttgart.
D’où joie : enfin la possibilité d’aller voir toutes ces chouettes comédies musicales, dont nous les Français sommes privés depuis si longtemps (et ce n’est pas en nous nourrissant avec des trucs comme le Roi Soleil que ça va me satisfaire). Les places les moins chères sont à 3150 yens (environ 20 euros), et certains jours on peut même en trouver à 2100 yens (13 euros). C’est tout simplement hallucinant. Je me devais d’en profiter. Et je suis donc allé voir Cats, l’une des plus célèbres pièces du répertoire, et de loin.
Déjà, réserver ses places sur Internet, c’est toute une histoire. Premièrement, parce que le site ressemble à ça : http://wwy01.shiki.gr.jp/onlineticket/stageList.do . Deuxièmement, parce que je n’ai pas de carte de crédit japonaise, je n’ai qu’une carte de retrait, donc je ne peux pas payer par carte bancaire. De toute façon, je ne crois pas que beaucoup de Japonais le fassent. Ce qu’il se passe, c’est qu’on réserve, on choisit son siège, le site nous donne un numéro de réservation et à partir de là on a deux jours pour aller la payer au combini (ou convenience store). C’est un concept assez incroyable, les combini : non seulement c’est une supérette, mais ça fait aussi téléphone, fax, c’est là qu’on va payer pour l’assurance maladie chaque mois, et ça sert également pour les paiements sur Internet. Donc même en achetant un truc sur Internet, on ne perd pas le contact humain client-vendeur, c’est merveilleux.
Bref, j’ai pu voir Cats, j’ai été tout heureux avec un grand sourire aux lèvres pendant une semaine, parce que même si je connaissais déjà les paroles anglaises et la mise en scène par cœur, ça reste quelque chose d’absolument fabuleux. Le cast japonais vaut bien celui de Londres, du moins pour ce qui est de la danse, le chant étant parfois plus inégal allant du très bon au pas mal. Mais quand même, celui qui jouait Mr Mistopheles, qu’est-ce qu’il était impressionnant…
C’est dommage, je n’ai pas pu prendre de photos à l’intérieur de la salle (on me l’a gentiment interdit). J’aurais bien voulu vous montrer l’incroyable décor, qui fourmille de détails. Le théâtre dans lequel ça se joue a été construit spécialement pour cette comédie musicale : la salle a une configuration très spéciale et la représentation nécessite toute une machinerie. Seule petite déception : la musique était sur bande et non pas jouée par un orchestre en live, mais finalement ça n’a rien enlevé à la magie des danses et du chant.
Le cast japonais
Divers
A part ça, je n’ai pas encore réservé, mais je compte aller à Kyoto quelques jours pendant mes vacances, et peut-être également voir le mont Fuji de plus près. Je vous raconterai ça.
En attendant, je me suis amusé à mettre des photos spéciales « vie quotidienne » dans la galerie. Il y a un groupe avec des photos de l’université (pas encore complet, j’ajouterai plus tard des photos de la bibliothèque, de la cafèt’ et tout, mais je n’avais pas envie de retourner sur le campus un dimanche exprès pour prendre des photos), et un autre groupe avec les « favorite places » de Hiyoshi, les endroits où je vais souvent et où on a le plus de chance de me croiser.
On finit par une photo de ma bobine sous-titrée en japonais, ça fait toujours bizarre.
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El Desdichado
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