dimanche 16 septembre 2007

Logement/Chûkagai/Le port

Comme certains se soucient suffisamment de ma petite personne pour s’inquiéter de mon logement, je les rassure tout de suite : on est TRÈS bien installés.

Pas vraiment une habitation « à la japonaise », mais quand même : on retire ses chaussures à l’entrée, parce que le parquet est chouette et brillant, il ne faudrait pas l’abîmer. Une chambre suffisamment grande, avec un placard et un frigo, à côté du lit (!), ça fait du bruit la nuit mais pas trop. Placard, bureau, il n’y a pas énormément de place pour ranger des affaires, mais vu le peu que j’ai amené, c’est bien suffisant. On peut remarquer qu’il y a également, au-dessus de la fenêtre, un petit appareil béni des dieux : l’air conditionné. On pourrait prendre ça pour un luxe, c’est tout simplement indispensable pour dormir correctement (ne surtout pas le laisser toute la nuit, mais au moins faire chuter la température un peu avant). Et c’est bien agréable quand on rentre de balade en étant tout moite et tout collant… Le seul souci a été de déchiffrer les inscriptions de la télécommande.

Lit et frigo...

Petit bureau...


La cuisine et la salle de bain sont communes à moi et à mon colocataire (je vous parlerai de lui un autre jour, je pense). Nous avons a de la chance d’avoir déjà une cuisine semi-équipée, à savoir que les locataires précédents nous ont gracieusement laissés quelques assiettes, couverts, casseroles et surtout bouilloire ! La salle de bain est quant à elle très spacieuse…

Coin cuisine...

Et douche !


Bref voilà, on a de la chance. Maintenant, visitons un peu de Japon. Comme Tôkyô, c’est un peu trop connu, nous autres Français (donc snobs) avons préféré nous intéresser d’abord à la ville dans laquelle nous habitons. Parce que Yokohama, l’air de rien, est la deuxième ville du pays en nombre d’habitants…

Il s’est avéré que c’était une très bonne idée. Le coin touristique de Yokohama, c’est le quartier chinois, Chinatown pour les touristes, Chûkagai (中華街) si on veut se la jouer un peu. C’est un quartier très sympathique, plein de façades très belles dans le style chinois, plein de ruelles très étroites et animées, plein de gastronomie et plein de boutiques de souvenirs inutiles, comme de bien entendu. Bah, tout ça ça donne surtout pas mal de photos… Il semblerait d’ailleurs que si nous, nous avons le cliché du Japonais à Paris qui n’arrête pas de brandir son appareil pour photographier tout et n’importe quoi, le Japonais se représente également l’Occidental touriste comme un type qui n’arrête pas de sortir son appareil pour photographier tout et n’importe quoi. Et c’est bien vrai. J’ai quand même pris un certain nombre de choses débiles en photo, depuis le début de mon séjour ici. Des fils électriques par exemple. Des devantures de magasin, aussi, mais ça nous en parlerons dans un futur post qui s’appellera « Franponais » (ah, ah, suspense…)







Bon et après Chûkagai, nous sommes allés au port de Yokohama, qui est tout à côté. Parce que, on a tendance à l’oublier, nous ne sommes vraiment pas loin de la mer. Même si mer ne signifie pas « plage » au Japon. Essayez de trouver une plage là-dedans vous.



En tout cas, le port est superbe et n’a pas cet aspect « industriel » qu’on pourrait craindre en le voyant de satellite. Il y a pas mal de jardins tout autour, et le terminal où les passagers embarquent est une bâtisse magnifique. C’est de là qu’ont été prises la plupart des photos qui vont suivre, pour ceux que ça intéresse c’est sur Google Earth 35°27’04 N, 139°38’48 E. Nous étions fort bien, à goûter un peu de vent marin, et la nuit s’est mise à tomber, doucement (vers 6h). Nous avons pu assister à l’éclairage progressif de la ville (avec la Landmark Tower, plus haute tour du pays) et au spectacle de l’illumination de la grande roue (la plus grande du monde).

C’était tout simplement bien. J’étais heureux.





J’en profite pour faire une petite parenthèse. Comme il fait chaud, et qu’on marche beaucoup, on a forcément très soif dans ce pays. Fort heureusement, il y a des distributeurs de boissons à vraiment tous les coins de rue. Ce n’est pas trop cher (dans les 120 yens, soit 70 centimes d’euro) mais la plupart du temps, ce sont des boissons dont on a jamais entendu parler… Des fois, j’ai trop peur de me mouiller, donc je me rabats sur le bon vieux Coca-Cola (j’ai le droit de citer des marques, au fait ?), mais d’autres fois, plus téméraire, je me risque sur le bizarre. Testés sur le port de Yokohama, je recommande particulièrement le café au lait glacé, très bon (ça a le goût de glace au café, tout bêtement), ainsi que le thé au lait glacé. Comment ? Vous n’en avez jamais bu ? Pourtant, d’après l’emballage, c’est une spécialité typiquement française. Si, si, la preuve :



jeudi 13 septembre 2007

Akihabara/Nomihôdai

J’écris ces quelques lignes alors qu’il est assez tard et que je rentre d’un nomihôdai, donc je m’excuse par avance du possible manque de cohérence du texte qui va suivre. Quoi ? Vous vous demandez ce qu’est un nomihôdai ? Patience…

Bien. Juste pour dire qu’aujourd’hui a été notre premier jour « officiel » à Keio, nous avons donc enfin rencontré les responsables du International Center, qui nous ont un peu présenté la façon dont allait se dérouler notre année, et surtout nous avons vu les autres étudiants. Et alors que je pensais qu’il n’y aurait que des Chinois, Philippins etc., il y a en fait aussi trois Américains, deux Indiens, un Suédois, un Allemand… Un peu de mixité ne fait pas de mal, même si les Français sont vraiment venus en force (onze en tout, toutes Centrales confondues).

Côté langue, je me rends compte que ce ne sera pas si facile que ça d’améliorer mon japonais, parce que jusqu’ici j’ai employé presque exclusivement l’anglais, y compris avec les étudiants Japonais. Je crois qu’il faut que je me fasse violence pour m’exprimer autant que possible dans leur langue, mais le plus dur en fait c’est de comprendre leurs réponses… Il faut aussi se faire un peu violence pour parler anglais même entre Français, car sinon on a tendance à exclure les autres étudiants qui ne peuvent pas se joindre à la conversation… Tant pis si on se sent un peu ridicule parfois…

Aujourd’hui, je suis également allé à Tokyo avec quelques amis pour acheter de quoi adapter les prises japonaises aux prises françaises. Pour cela, une adresse bien simple : Akihabara, le quartier de l’électronique ! Bon je pense qu’on aurait pu en trouver bien plus près, mais c’était un tel bonheur d’aller jusqu’à Tokyo et de prendre la Yamanote (ligne principale, qui fait le tour du centre de Tokyo) aux heures de pointes que nous n’avons pas pu résister… Et ça ressemblait à ça :



Et le soir, donc, nomihôdai. Cette formule nous a été conseillée par nos sempai, ceux qui sont en double diplôme au Japon depuis un an déjà. C’est une formule qu’affectionnent tout particulièrement les salary-men de Tokyo (ces messieurs en costume cravate qui travaillent toute la journée et se « lâchent » en soirée avec leurs collègues de bureau). Le principe c’est : on boit et on mange. Mais on ne paye pas les consommations, on paye au temps. Par exemple, ici, c’était environ 16 euros les deux heures. Durant ce laps de temps, on commande des boissons à volonté et la nourriture arrive toute seule, comme par magie, au fur et à mesure. Deux heures, ça ne paraît pas énorme mais l’air de rien ça laisse le temps de beaucoup manger et de boire pas mal. Je vous rassure, on a été raisonnables (il y a des choses à faire demain), alors que certains salary men terminent la nuit ivres morts (promenez-vous dans Tokyo vers minuit, vous verrez de ces choses…). En tout cas, pour une première soirée, cela a vraiment été très sympa et a permis de bien faire connaissance avec plein de gens de nationalités diverses… Et cela confirme la tendance qui veut qu’on parle mieux une langue étrangère après un verre ou deux…

mardi 11 septembre 2007

Et c’est parti…

J’avais commencé à écrire un post qui aurait dû être publié peu avant mon départ, un beau message d’adieu, plein de nostalgie et de violons, mais les jours qui ont précédé le décollage ont décidément été bien trop intenses et je n’ai jamais eu le temps de le finir. On commencera donc directement avec le Japon, je suis sûr que personne ne m’en voudra.

J’essaierai de faire assez bref par contre. Vous comprendrez que je sois assez fatigué. Décollage à 11h45 (heure de Paris), arrivée à Narita à 0h05 (toujours heure de Paris). L’heure où je me couche, quoi. Sauf que là, à Tokyo, il était 7h du matin, donc une nouvelle journée commence, et pour le repos on repassera.

Déjà, à la sortie de l’avion, on se prend le dépaysement en pleine tête. Non pas à cause de l’aéroport, qui ressemble à un peu tous les aéroports, mais à cause de la chaleur et de l’humidité. J’ai éprouvé exactement la même sensation qu’il y a trois ans, en descendant de l’avion pour Bamako, c’est dire. J’avais donc à peine fait trois pas (chargé comme un baudet en plus, puisque équipé pour un an) et j’avais déjà commencé à suer à grosses gouttes, mais apparemment c’était la même chose pour tous les passagers.

Enfin, j’ai pu tester mon japonais, d’abord en achetant mon ticket de « limousine bus » (qui me transportera au terminal de Yokohama) en usant de mon plus beau keigo (le langage honorifique), puis en achetant une carte de téléphone, puis enfin (le plus laborieux) en téléphonant à mon « tuteur étudiant » pour le prévenir que j’étais arrivé et qu'il fallait qu’il vienne me chercher au terminal de Yokohama.

L’étape suivante c’était le bus limousine. Il faut environ 1h30 pour aller de Narita Airport à Yokohama, et la tentation était grande de s’endormir, mais c’était mon premier contact « visuel » avec le Japon, alors il fallait rester éveillé quand même. Bon, le chemin de Narita à Yokohama est très moche, c’est de la grosse zone industrielle pas glamour pour deux sous, mais il y a plein d’écritures bizarres alors on est sous le charme. Et puis au niveau taille c’est quand même assez démesuré. Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer la fluidité incroyable du trafic alors qu’on était en semaine entre 8h et 9h30. J’avais fait Porte de Vincennes – Charles de Gaulle en voiture la veille, exactement aux mêmes heures, hé ben c’était pas pareil.

Bon, les photos prises depuis un bus, c'est moche...


Au terminal, un élève de Keio, Ryûtarô Yamazaki était là pour me chercher. Il est du même labo que moi, mais dans l’année en dessous. Je suis donc son sempaï, et il me doit respect et obéissance. Alors que moi j’ai le droit de lui parler en langage neutre, ce dont je ne me suis pas privé (enfin, pas trop au début).

Non bon là, je me la pète un peu, en fait nous avons surtout discuté en anglais, bien évidemment, et heureusement il se débrouille très bien (ils n’envoient pas n’importe qui nous chercher, quand même). Il m’a emmené du terminal à la résidence via le réseau ferré japonais, qui fera l’objet d’un post ultérieur sans doute (je manque de photos là). De même que je détaillerai mes conditions d’hébergement un peu plus tard.

Voilà quand même la résidence...


Ensuite, il m’a fait un peu visiter le campus de Yagami, ce qui m’a permis de voir à quoi ressemblera mon futur labo (réponse : un monstrueux bordel). Mais le mieux c’était mon premier repas 100% japonais, à la cafèt’ du campus. Je serai incapable de vous dire ce que j’ai mangé : une soupe miso (bon, classique), avec du riz, des sortes de nuggets de poulet, du soja (probablement). En tout cas c’était très bon, et je pense que la bouffe d’ici va me plaire. En plus c’est plutôt économique : les environs du campus pullulent de boutiques de bentô (boîte-repas) qui ont l’air assez bourratifs et valent dans les 500 yens, soit environ 3 euros…

Après mon repas, j’ai quitté mon tuteur et je suis allé faire un petit tour dans le quartier autour de la résidence, qui est très sympa. Il faut juste faire attention à éviter la pluie, fréquente et violente en cette saison. Je me suis même risqué à faire quelques courses, et c’est assez déroutant. En fait je n’ai aucune idée de ce que j’ai acheté…


La pluie...


Si vous êtes attentifs, vous remarquerez les fils électriques qui à chaque fois pendouillent de partout.



Bon, voilà déjà quelques photos pour illustrer le tout. Oh, ça me fait penser qu’un jour il faudra que je vous parle des chantiers au Japon. Il y a des travaux à tous les coins de rues ici, et c’est assez mythique. J’attends de prendre des photos assez représentatives et surtout de les prendre de façon discrète…

Et là, il est 18h15, la nuit tombe tôt mais il n'est pas si tard, alors je vais quand même faire un petit tour à Shibuya Station, histoire de vraiment voir Tokyo...

vendredi 31 août 2007

Ça sent la fin…

Le premier signe, c’était en arrivant au boulot lundi matin. Le journal 20 minutes était là, qui semblait m’attendre, certes pas très épais mais de retour quand même.

Le deuxième signe, c’était au labo. Ce labo, qui avait été quasi désert pendant trois quatre semaines, animé à grand peine par deux pauvres stagiaires, un thésard et un technicien, ce labo a repris sa vie, tout doucement. Presque tous les profs et thésards sont de retour (à part Laure, la jolie Belge, et c’est bien dommage). Taha nous a raconté son séjour en Tunisie, Nicolas a fait le tour des boîtes de la Côte d’Azur, Philippe a essuyé le mauvais temps et la bonne humeur irlandaise, Bidule s’est essayé à un stage intensif de kitesurf…

Troisième signe, on entend à nouveau parler français dans le métro. Les rames se remplissent à nouveau de Parisiens pressés, et de fort mauvaise humeur (plus que d’habitude, quoi) d’avoir vu leurs vacances gâchées par un été pourri.

Tous ces signes ne trompent pas : c’est la fin des vacances. « C’est la reprise » comme dirait Zizou. Ça semble déprimer tout le monde, mais moi je me réjouis, allez savoir pourquoi. C’est mon dernier jour de stage, et je ferai mieux de taper du rapport plutôt que de mettre à jour mon blog, mais oh ça va, hein. J’ai pratiquement fini, il me reste juste des problèmes de mise en page à gérer, autant dire que le plus dur est fait, mais que le plus chiant reste à faire.

L'équipe du CAOR au complet


Bon, à part ça, j’ai découvert hier que la musique japonaise de variétés, dite « Jpop », ce n’était pas que de la soupe. Bon d’accord, ils ont aussi leurs Alizée, leurs Lorie, et leurs groupes aseptisés, composés de beaux et belles japonaises, cheveux aux vents et regards mystérieux, jouant et chantant des mélodies bourrées de guitares-synthé, aussi efficaces que vides d’émotion (ça a son charme quand même, hein).

Et puis, hier, je découvre un peu par hasard une demoiselle qui s’appelle Shiina Ringo. Première différence avec les groupes/chanteuses ci-dessus : elle est auteur compositeur interprète, ce qui est plutôt rare. Deuxièmement, c’est une ex-cel-len-te musicienne. Musiques complexes, sons originaux, envolées lyriques, voix qui part dans tous les sens… Le résultat fait penser à Björk dans ses bons jours. Que du bonheur. Ça n’est pas très légal, mais je vous ai mis un petit aperçu de ses talents ici . Ma préférée est « La salle de bain » (sic), qui est une reprise (de quoi ?), chantée en anglais avec un délicieux accent, et il faut voir (enfin écouter) les arrangements et ce que fait l’orchestre derrière la voix… Waou. Si on m’avait dit que c’était du Danny Elfman j’y aurais cru, c’est dire…

Ah oui, et la demoiselle est jolie, ce qui ne gâche rien.

mardi 21 août 2007

Brèves de Paris (en attendant mieux)

Ceux d’entre vous qui ont encore le courage de venir ici régulièrement (et qui doivent donc beaucoup m’aimer… merci, moi aussi je vous aime) auront remarqué que ça fait longtemps que ça n’a pas été mis à jour. Ça fait même un putain de bail, oui bon, d’accord. Et je n’ai même pas d’excuse. Si ce n’est que habituellement j’écrivais en ces lieux pour tuer le temps pendant mon stage, mais malheureusement mon stage ne me laisse plus beaucoup de temps à tuer.

J’inaugure donc ce qui sera j’espère une série de mises à jour très brèves, mais très rapprochées dans le temps, de manière à petit à petit me rattraper. Et je vais commencer par mettre des jolies photos, ça m’évitera d’écrire beaucoup.

La première série concerne encore Harry Potter, désolé. Le tome 7 est en effet sorti il n’y a pas longtemps, je ne sais pas si vous étiez au courant. Donc comme c’est le dernier tome, que je me trouvais à Paris et que c’était ma seule occasion de faire ça, j’ai fait la sortie nocturne. A savoir que je me suis rendu vers 0h30 dans une librairie américaine située avenue de l’Opéra pour avoir un des premiers exemplaires (sortie mondiale à 1h, pour cause de décalage horaire avec l’Angleterre…) En fait, mon intention originale était de faire un long post dessus, juste au-dessus de celui sur le film HP5, et je l’aurais intitulé « Prem’s, deuxième » pour le simple plaisir de faire un jeu de mot minable. Mais ma flemme en a décidé autrement…

A part ça, c’était très bien. Ambiance bon enfant, animations diverses, et même pas besoin de faire la queue très longtemps (enfin, ça c’est parce que j’ai eu un peu de chance aussi, Harry Potter ça a plus de succès que la PS3 quand même). J’étais très fier de repartir avec mon exemplaire obtenu à 1h03 pendant qu’à l’extérieur de la boutique commençait à se former une queue vraiment longue (le premier qui fait un jeu de mot foireux s’en prend une, seul un CTB est autorisé ici).

J’ai évidemment commencé à lire tout de suite, dans le Noctilien qui me ramenait dans mes pénates, mais j’ai été fort distrait par le paysage. C’est beau une ville la nuit. Et nom de nom, ça me les arrache de dire ça, mais Paris est une ville qui a quand même de la gueule.

Des sorcières qui vendent des gâteaux pour nous faire patienter


Librairie plutôt bondée...


Et là on voit rien, mais y a plein de monde... Moi j'm'en fous, j'ai déjà mon bouquin


Pour continuer dans une veine tout aussi légère, et même vaguement pédophile (comme ça, ça ne détonera pas avec le Japon me direz-vous), je mets quelques photos d’un évènement auquel j’ai assisté purement par hasard. Il y a quelque temps, c’était le centenaire d’Hergé. Je n’étais absolument pas au courant, mais pour l’occasion des gamins d’école primaire ont défilé dans une rue où, heureux hasard je passais. Heureux hasard numéro deux, j’avais mon appareil photo, parce qu’ils étaient vraiment mignons, et dans des costumes vraiment soignés. Je vous en fais donc profiter…

L'étoile mystérieuse, vous aurez reconnu...


Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi


Les moines de Tintin au Tibet...


Et les Dupondt en costume traditionnel...



jeudi 12 juillet 2007

Prem's !


Juste un petit mot pour dire que j’suis prem’s, ça y est j’l’ai vu.

Je n’ai jamais caché que j’étais un assez gros fan de Harry Potter. Des bouquins, tout du moins, qui sont aux années 2000 ce qu’étaient Indiana Jones et Star Wars aux années 80 (oui j’assume complètement cet avis). Pour ce qui est des films, je dois dire qu’aucun ne m’a fait retrouver le frisson de bonheur que m’avait procuré la lecture des livres. Toutefois, ils sont loin d’être des navets et constituent quand même une brillante illustration à un univers foisonnant, ce qui n’est déjà pas rien. Ce sont des bonus pour fans, d’accord, mais quand même de chouettes bonus. Et des fois, j’aime bien faire des trucs de pur fan, genre aller voir le film le jour de sa sortie (ça tombait bien en plus, ça correspondait avec l’heure à laquelle je quitte le boulot), dans un cinéma bondé à mort, avec une file d’attente longue comme ça 40 min avant la séance… Et l’impression bizarre d’être le seul Français dans la salle (bon j’exagère, y en avait peut-être trois quatre autres).

L’opus 5 ? J’en parle juste rapidement, je ne veux pas faire une critique ultra détaillée mais juste donner un avis à chaud. Il n’est donc ni pire ni meilleur que les autres films. C’est quand même une bonne idée de changer de réalisateur à chaque fois, ça évite de tomber dans une routine. Et là, David Yates remporte son pari, très honorablement.

Les défauts du film sont ceux du bouquin en fait. C’est-à-dire qu’avant la fin, il ne se passe pas grand-chose. Ou plutôt il se passe plein de choses, mais pas vraiment en terme d’enjeux dramatiques. Autre chose : le procédé narratif qui marche étonnamment bien dans le livre (à savoir que tout est raconté du point de vue de Harry) devient un défaut sitôt que ça passe à l’écran. Harry est de tous les plans, et du coup on a l’impression que l’histoire se déroule de manière un peu trop linéaire. Résultat : jusqu’à la grosse baston finale, le film manque quand même singulièrement de punch…

Par contre, il y a un grand nombre de petites réussites. Un tas de petites scènes, parfois fugaces, dans lesquelles la magie Harry Potter est bel et bien présente. A peu près toutes les scènes avec Dolores Ombridge (et y en a un paquet) par exemple, les entraînements de l’armée de Dumbledore, Fred et George… Les quelques modifications apportées au livre sont en général très bien vues, une fois n’est pas coutume ! Ah et puis dernier détail, qui m’a donné envie d’applaudir des deux mains… Luna Lovegood est géniale ! Celle qui était peut-être mon personnage favori du roman (en tout cas, sa dernière scène avec Harry était mon passage préféré) est encore mieux dans le film. Un personnage bien barré et étrangement émouvant… j’adhère.

Par contre la baston finale est un peu trop vite expédiée et un peu trop « Dragon Ball Z » à mon goût, mais bon…

On peut aussi noter une musique plutôt réussie (mais John Williams reste inégalé…) et une très très belle photographie (tiens, un Polonais ?)… Donc allez le voir cet opus 5, si vous n’êtes pas allergique aux précédents vous devriez y prendre un certain plaisir. Et je vous laisse admirer l’affiche japonaise, qui confirme que si les katakana sont déjà difficile à lire à la base, les katakana stylisés c’est encore pire.

Sinon une petite anecdote qui n’a rien à voir. Ce matin je me rends au travail comme d’habitude. Je m’engouffre dans la station de métro Gambetta comme d’habitude. Le même SDF que d’habitude est là, sur les marches. Et juste à côté, le vendeur du journal le Parisien, avec sa veste rouge pour qu’on le voie bien. Comme d’habitude. Sauf que cette fois, la une du Parisien était « Denise, la SDF aux 40 000 euros ». Je ne sais pas pourquoi, je me suis senti un peu gêné.

vendredi 6 juillet 2007

Kotae wa hitotsu !





Des fois le soir, avant de me coucher je regarde des anime. C’est bien, ça me permet d’entraîner un peu mes oreilles, parce qu’en septembre je vais vivre dans un endroit où les gens n’arrêtent pas de parler comme dans les mangas, ils sont complètement fous.

Et puis, dans les animes ça parle vite, mais c’est un japonais à peu près clair et articulé quand même. Contrairement à leurs émissions de télévisions, leurs films etc. où on entend du vrai japonais oral, et où je n’arrive pas à piger un mot même quand je suis censé comprendre. C’est flippant…

Donc les anime, c’est bien comme exercice pour l’oreille. Celui que je regarde en ce moment, c’est Détective Académie Q, ou Tantei Gakuen Q (探偵学園Q) si je veux me la péter (et y a pas de raison pour que je me la pète pas, c’est mon blog ici nom de Dieu). Oh, ça n’a rien d’exceptionnel, c’est juste une sorte de Détective Conan avec une bande de gamins qui résolvent des énigmes, des affaires de meurtres etc. Rien de très original, mais plutôt bien fichu. En plus, j’engrange plein de vocabulaire super utile. Futurs double diplômants, notez bien :

- Keisatsu 警察  la police

- Korosu 殺す  tuer (bon si vous ne connaissez pas ces deux là après des années d’anime, je ne peux rien pour vous…)

- Satsujin 殺人 le meurtre

- Jisatsu 自殺 le suicide

- Jiken 事件 l’affaire, le cas

- Hannin 犯人 le coupable

- Kotae wa hitotsu ! 答えは一つ! Il n’y a qu’une solution !

Enfin bref. Mon propos ici n’est pas de conseiller cet anime. Il est très enfantin et on peut très bien vivre sans l’avoir vu (même si, je le répète, il est loin d’être désagréable). Ce que je voulais dire, c’est qu’à force de le regarder je vois des énigmes partout. Il y en a une qui s’est récemment présentée à moi, et j’avoue que là, la solution m’échappe. En désespoir de cause, je m’en remets à votre sagacité à tous.

Voilà : je vis actuellement dans une petite chambre du XXème arrondissement de Paris. C’est une chambre chez propriétaire donc je n’ai pas l’appartement pour moi tout seul. J’ai ma chambre à moi, et je partage la cuisine, la salle de bains et les WC avec la proprio. Je n’ai pas accès au salon ni à sa chambre à elle (encore heureux). Ma proprio est une petite mamie (60 ans, je dirais) qui est assez bizarre, elle a l’air d’avoir peur de tout. En tout cas, nous nous évitons soigneusement en nous efforçant de ne pas manger aux mêmes heures et en fermant bien nos portes. Je ne la vois jamais.

Pourtant je sens bien qu’elle est là. Sa présence se manifeste d’une façon des plus étranges : dans les toilettes. Je mets une photo des toilettes ici, je sens que ça va plaire à Mathieu.

Bref, quand je rentre le soir, pour faire mon petit pissou, je trouve systématiquement la lunette des toilettes relevée. Au début, je pensais que c’était moi qui avais oublié de la rabattre, et je m’en voulais à mort, c’était quand même exceptionnellement impoli vis-à-vis de ma proprio. Et puis ça devenait un peu systématique quand même, alors j’ai eu des doutes. J’ai fait diverses expériences et il n’y a plus de doute : c’est bien elle qui laisse à chaque fois la lunette des toilettes relevée.

J’ai retourné le problème dans tous les sens, et je ne vois pas ce qui fait qu’une dame d’âge plus que mûr puisse avoir besoin de relever la lunette des WC à chaque fois qu’elle y va ou presque. C’est quand même un truc typiquement masculin, ça ! Je peux vous prouver la masculinité du concept par deux références hautement culturelles. D’un côté The Big Lewoski, où The Dude sort cette réplique mémorable : « Quoi ma femme ? Est-ce que j’ai l’air d’être marié ? Est-ce que cet appart’ ressemble à un appart’ d’homme marié ? La lunette des chiottes est relevée, mec ! ». De l’autre How I Met Your Mother, quand Barney fait visiter son appartement spécialement conçu pour faire fuir les femmes : la lunette des toilettes se relève automatiquement.

Donc voilà. Je ne comprends pas. Il doit pourtant bien y avoir une explication… Kotae wa hitotsu !